Chères lectrices, chers lecteurs,
Je souhaite aujourd’hui faire un nouveau point précis sur notre stratégie concernant le secteur énergétique et para-énergétique au sens large, afin de voir où nous en sommes après les derniers arbitrages réalisés… et surtout pour anticiper la suite.
Car il ne s’agit plus simplement de gérer une crise. Cette crise est en train de changer de nature.
Nous sommes désormais dans une forme de “poker naval” entre les États-Unis et l’Iran. Le blocage iranien se heurte à un blocage américain, ce qui rend le détroit d’Ormuz extrêmement difficilement praticable. Le monde commence à s’organiser autrement, avec des routes alternatives, mais une partie significative de la production mondiale reste contrainte.
Certains pays sont directement pénalisés, comme le Koweït, qui ne peut pas écouler son pétrole. À l’inverse, la réouverture de l’oléoduc permettant à l’Arabie Saoudite de contourner le détroit constitue un facteur plus positif.
Dans ce contexte, le prix du Brent reste solidement installé entre 90 et 100 dollars depuis plusieurs séances mais ne menace plus d'exploser son canal de long terme. C’est un point absolument essentiel. Car si l’on prend un peu de recul, la moyenne mobile à 100 jours du Brent se situe autour de 79 dollars. Et comme nous sommes à environ 100 jours depuis le début de l’année, cela signifie qu’en 2026, le prix moyen du Brent avoisine pour l’instant les 80 dollars.
C’est très largement au-dessus des hypothèses retenues par les majors pétrolières l’an dernier, qui tablaient sur un Brent à 60 dollars pour 2026. Autrement dit, leurs plans d’investissement, leurs marges et leurs perspectives bénéficiaires vont mécaniquement être révisés.
C’est précisément cette lecture que nous intégrons dans nos arbitrages les plus récents.
Nos pondérations globales n’ont pas fondamentalement changé ces dernières semaines. En revanche, il y a eu des ajustements à l’intérieur même de ces pondérations. Nous sommes aujourd’hui autour de 15% d’exposition sur le secteur énergétique et parapétrolier dans le portefeuille Croissance, et plutôt autour de 20% dans le portefeuille Rendement, ce qui est logique compte tenu du poids historique des valeurs à dividendes dans ce secteur.
Globalement, un portefeuille sain doit avoir aujourd'hui une pondération de 15 à 20% sur ce secteur au sens large. Mais différemment orchestrée qu'il y a encore 3 semaines.
Voici un point et suivi complet et exhaustif sur ces arbitrages sans entrer bien sur dans les détails de chaque valeur présentée :
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