INTER-PARFUMS est un titre que j'ai recommandé pour la première fois en 2012. Il y a quatorze ans. Puis en 2013, et régulièrement jusqu'au milieu de la décennie précédente.
Vous connaissez le principe de cette action extraordinaire : chaque année, une action gratuite pour dix détenues. Plus un dividende. Un titre qui a longtemps orné le portefeuille Rendement et qui incarne exactement le type de valeur que chérirait Warren Buffett : de la croissance régulière, du retour à l'actionnaire, de la patience récompensée.
La bourse, je l'ai toujours dit, c'est parfois (pas toujours, mais parfois) de l'enrichissement sur le très long terme. Inter-Parfums en est la démonstration vivante. Si l'on reconstitue la valeur du titre en déflatant par les actions gratuites accumulées au fil des ans, le cours ressort rétrospectivement autour de 4 euros en 2012, contre 23 euros aujourd'hui. C'est ce qui apparaît sur l'ensemble des graphiques de l'action. Ce qui prouve que, même en augmentant artificiellement son capital d'année en année, Inter-Parfums a su créer de la valeur pour ses actionnaires grâce à une croissance remarquable.
Car si l'on rajoute les dividendes encaissés, on n'arrive plus à un ×6 mais à un ×8. Et en réinvestissant ces dividendes (lesquels, par la suite, généraient eux-mêmes des actions gratuites), on dépasse le ×10 en 14 ans. Soit un rendement annuel moyen supérieur à 20 %.
Plusieurs fois, conformément au cœur de ma méthode, j'ai recommandé de réduire la ligne et de ramener le prix de revient à zéro. Mais je n'ai jamais recommandé de tout vendre.
Aussi, avec l'affaiblissement du secteur du luxe, dans les chiffres comme dans le narratif, la question se pose aujourd'hui : après 14 ans de bons et loyaux services, faut-il vendre Inter-Parfums ?
Voici ma recommandation argumentée :
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